Olymel, usine de Vallée-Jonction

Alors que l'on apprend dans les nouvelles aujourd'hui que l'usine d'Olymel de Vallée-Jonction pourrait fermer ses portes le 25 mai prochain, un débat fait rage sur le site La Vie Rurale.

Ricardo Codina, le journaliste à l'origine de l'article, compare, selon ses propres chiffres, les employés de cette usine, a qui l'on demande une réduction de 30% des salaires, aux autres employés de l'industrie porcine.

Olymel exigeait de ses 1100 employés des réductions de rémunération de 28,43 $ l'heure à 22,28$ l'heure, incluant les avantages sociaux, selon les chiffres de l'entreprise. Selon Ricardo Codina, à l'usine de Princeville ils gagnent 21,36$ de l'heure, 16,74$ aux installations de Viandes du Breton et 15,86$ à l'usine Maple Leaf de Brandon au Manitoba. Si ces chiffres amènent à mettre en parallèle les conditions du marché du travail, la vraie question selon moi est de savoir si un employeur peut faire le chantage de fermer l'usine ou d'accepter l'offre faite. Il est difficile certainement pour les salariés d'entrer dans ce jeu et de ne pas le prendre pour un simple bluff. Mais au final, si l'usine ferme, n'est-ce pas la société au complet qui est perdante : indemnité chomage à verser, problématique du marché de l'abbatage du porc (aucune usine ne semble en mesure d'absorber ce volume supplémentaire...).


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