Monopole de l'UPA et manque de courage politique du gouvernement

Tous les médias ont parlé de la publication du rapport de la Commission sur l'Avenir de l'Agroalimentaire au Québec. Terroirs Québec avait déposé un petit mémoire sur le sujet.

Une des recommandations les plus médiatisées fut l'idée de revoir régulièrement le monopole de l'UPA. Evidemment, cette organisation monopolistique est montée aux barricades et le ministre a tout de suite balayé du revers de la main cette proposition de la commission, en précisant que ce n'était pas dans le mandat de la commission de toucher à ce syndicat.

Je pense que le gouvernement manque de courage politique sur cette proposition qui est saine. Si vraiment l'UPA pense que tous les membres sont satisfaits en quoi ont ils peur de s'ouvrir à la concurrence ? Pour faire son propre avis, voici la proposition au complet :

Que l’ensemble des producteurs agricoles du Québec adhèrent à une association professionnelle représentative et qu’ils aient l’occasion de se prononcer, à intervalles convenus, sur leur choix. À cette fin :

Que la Loi sur les producteurs agricoles soit amendée afin de pouvoir reconnaître, sur la base de critères objectifs, une ou des associations professionnelles représentatives des producteurs agricoles. Pour être ainsi reconnue, une association devrait minimalement pouvoir démontrer à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec qu’elle représente un nombre significatif de producteurs agricoles engagés dans diverses productions animales et végétales et qu’elle dispose de structures de représentation dans diverses régions du Québec. La Loi devrait aussi établir les critères d’accréditation d’une association représentative des producteurs agricoles et fixer des balises pour encadrer le processus de consultation des producteurs;
Que la reconnaissance d’une association professionnelle représentative des producteurs agricoles soit valide pour cinq ans, période au terme de laquelle l’association doit démontrer qu’elle satisfait toujours aux critères de reconnaissance;
Que l’Assemblée nationale du Québec mandate le directeur général des élections afin qu’il conseille la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec dans la mise en place de la procédure d’accréditation des associations représentatives des producteurs agricoles;
Que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec demande par la suite aux agriculteurs, tous les cinq ans, à quelle association représentative ils veulent adhérer. Cette consultation serait effectuée à l’occasion de l’inscription des agriculteurs à titre de producteurs agricoles;
Que le ministère puisse, après entente avec l’association ou avec les associations représentatives, percevoir le montant de la cotisation annuelle des agriculteurs lors de la procédure d’enregistrement à titre de producteur agricole et la faire parvenir à l’association désignée ou aux associations respectives désignées;

Sur le reste, je reviendrais dans les prochains jours avec les autres idées qui sont intéressantes pour les Terroirs du Québec.


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